Arrêté Royal du 15 avril 2018
publié le 16 mai 2018

Arrêté royal rendant obligatoire la convention collective de travail du 3 juillet 2017, conclue au sein de la Sous-commission paritaire pour les moyennes entreprises d'alimentation, relative à l'accord sectoriel 2017-2018

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service public federal emploi, travail et concertation sociale
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2017206478
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15/04/2018
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Numac : 2017206478

SERVICE PUBLIC FEDERAL EMPLOI, TRAVAIL ET CONCERTATION SOCIALE


15 AVRIL 2018. - Arrêté royal rendant obligatoire la convention collective de travail du 3 juillet 2017, conclue au sein de la Sous-commission paritaire pour les moyennes entreprises d'alimentation, relative à l'accord sectoriel 2017-2018 (1)


PHILIPPE, Roi des Belges, A tous, présents et à venir, Salut.

Vu la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de travail et les commissions paritaires, notamment l'article 28;

Vu la demande de la Sous-commission paritaire pour les moyennes entreprises d'alimentation;

Sur la proposition du Ministre de l'Emploi, Nous avons arrêté et arrêtons :

Article 1er.Est rendue obligatoire la convention collective de travail du 3 juillet 2017, reprise en annexe, conclue au sein de la Sous-commission paritaire pour les moyennes entreprises d'alimentation, relative à l'accord sectoriel 2017-2018.

Art. 2.Le ministre qui a l'Emploi dans ses attributions est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Donné à Bruxelles, le 15 avril 2018.

PHILIPPE Par le Roi : Le Ministre de l'Emploi, K. PEETERS _______ Note (1) Référence au Moniteur belge : Loi du 5 décembre 1968, Moniteur belge du 15 janvier 1969. Annexe Sous-commission paritaire pour les moyennes entreprises d'alimentation Convention collective de travail du 3 juillet 2017 Accord sectoriel 2017-2018 (Convention enregistrée le 2 août 2017 sous le numéro 140779/CO/202.01) La présente convention collective de travail s'applique aux employeurs et aux employés des entreprises ressortissant à la compétence de la Sous-commission paritaire pour les moyennes entreprises d'alimentation.

Par "employés" sont visés : les employés masculins et féminins.

A. Pouvoir d'achat 1. Utilisation de la marge salariale A partir du 1er août 2017, le revenu mensuel moyen minimum, les barèmes et les salaires mensuels effectivement payés seront majorés de 20 EUR bruts par mois. Ces avantages seront accordés aux travailleurs à temps partiel proportionnellement à leurs prestations. 2. Suppression des salaires jeunes A partir du 1er janvier 2018, les barèmes sectoriels des jeunes de 16 à 20 ans sont supprimés. La suppression porte uniquement sur la suppression des barèmes sectoriels des jeunes. Les barèmes d'entreprise pour les -21 ans sont maintenus à condition d'être au moins équivalents aux nouveaux barèmes sectoriels.

La suppression des barèmes sectoriels des jeunes ne s'applique pas aux travailleurs sous statut étudiant (les travailleurs liés par un contrat d'occupation d'étudiants tel que défini au titre VII de la loi du 3 juillet 1978 relative aux contrats de travail) ou contrat d'apprentissage. Un barème spécifique est donc introduit pour ces travailleurs sur la base de la dégressivité suivante : - 21 ans et plus : 100 p.c.; - 20 ans : 96 p.c.; - 19 ans : 92 p.c.; - 18 ans : 88 p.c.; - 17 ans : 84 p.c.; - 16 ans : 80 p.c.. 3. Frais de transport Indemnité vélo A partir du 1er janvier 2018, l'indemnité vélo sera portée de 0,22 EUR par km à 0,23 EUR par km, jusqu'à maximum 20 km aller-retour pour les employés qui effectuent leurs déplacements entre le domicile et le lieu de travail à vélo. Transports en commun, à l'exclusion du transport en train Lorsque le prix est fixé quelle que soit la distance, l'intervention de l'employeur est déterminée de manière forfaitaire et atteint 71,8 p.c. du prix effectivement payé par le travailleur, sans toutefois excéder le montant de l'intervention de l'employeur dans le prix de la carte-train assimilée à l'abonnement social pour une distance de 11 km pour ce qui concerne le transport en commun public combiné.

B. Crédit-temps Le 1er avril 2017, le cadre national pour le crédit-temps (convention collective de travail n° 103) a été modifié. Dans ce cadre, la convention collective de travail sectorielle est également adaptée comme suit : - le droit au crédit-temps sans motif est supprimé; - le droit au crédit-temps pour motifs de soins est porté à 51 mois.

En application de la convention collective de travail n° 127, conclue au sein du Conseil national du travail le 21 mars 2017, la limite d'âge pour l'octroi des allocations prévues par l'arrêté royal du 12 décembre 2001, est portée pour la période 2017-2018, à 55 ans pour les travailleurs qui, en application de l'article 8, § 1er de la convention collective de travail n° 103, réduisent leurs prestations de travail à des prestations à mi-temps ou qui réduisent leurs prestations de travail d'1/5ème, et ce pour autant qu'au moment de la notification écrite à l'employeur, ils remplissent les conditions de la convention collective de travail n° 127.

C. Chômage avec complément d'entreprise pour travailleurs avec 33 ans de carrière dans un métier lourd 1. Chômage avec complément d'entreprise pour travailleurs avec 33 ans de carrière dans un métier lourd Le bénéfice du régime de chômage avec complément d'entreprise est accordé aux travailleurs licenciés qui remplissent les conditions prévues par la convention collective de travail n° 120 et la convention collective de travail n° 121.2. Chômage avec complément d'entreprise pour les travailleurs avec 40 ans de carrière Le bénéfice du régime de chômage avec complément d'entreprise est accordé aux travailleurs licenciés qui remplissent les conditions prévues par la convention collective de travail n° 124 et la convention collective de travail n° 125.3. Disponibilité En exécution de l'article 22, § 3, alinéa 5 de l'arrêté royal du 3 mai 2007 fixant le régime de chômage avec complément d'entreprise, l'âge indiqué à l'article 22, § 3, alinéa 4, 1° est porté à 60 ans pour la période allant du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2017 et à 61 ans pour la période allant du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2018. D. Formation En exécution de l'article 12, 1° de la loi du 5 mars 2017 concernant le travail faisable et maniable, il est prévu pour l'ensemble du secteur un effort de formation qui est au moins équivalent à un effort de formation de deux jours en moyenne par an, par équivalent temps plein, pour les années 2017 et 2018.

Les partenaires sociaux s'engagent à réunir un groupe de travail en vue d'examiner la formation dans le secteur et d'élaborer une trajectoire de croissance.

E. Groupes à risque 1. Respect arrêté royal groupes à risque Conformément à l'arrêté royal du 19 février 2013 portant exécution de l'article 189, 4ème alinéa de la loi du 27 décembre 2006 portant des dispositions diverses (I) (Moniteur belge du 8 avril 2013), 0,05 p.c. de la masse salariale doivent être réservés en faveur d'un ou plusieurs groupes cités à l'article 1er de l'arrêté royal du 19 février 2013. De ces 0,05 p.c., la moitié doit être consacrée aux travailleurs stipulés à l'article 2 de l'arrêté royal. 2. Augmentation de l'intervention pour l'accueil des enfants et introduction d'une intervention pour la garderie extrascolaire L'intervention dans les frais d'accueil est portée de 520 EUR à 780 EUR par an pour les parents de 26 ans et plus. Les autres conditions et modalités restent d'application.

Une intervention dans les frais de garderie extrascolaire sera prévue de 780 EUR par an.

Les conditions et modalités applicables dans la Commission paritaire du commerce de détail indépendant sont d'application.

En juin 2019, une évaluation du coût sera réalisée. 3. Introduction prime à l'emploi -26 ans Une prime à l'emploi en cas de recrutement d'un travailleur à temps plein de moins de 26 ans sera prévue de 2 500 EUR. L'employeur peut demander la prime à l'emploi au moment où le travailleur a atteint 1 an d'ancienneté au sein de l'entreprise, que le travailleur ait été engagé sous contrat de travail à durée déterminée ou indéterminée.

La période durant laquelle le travailleur est occupé sous le statut d'étudiant (tel que visé au titre VII de la loi du 3 juillet 1978 concernant les contrats de travail), sous convention FPI ou contrat d'apprentissage n'est pas prise en compte pour le calcul de l'ancienneté.

Les modalités de paiement seront convenues dans le giron du fonds social. Les conditions et modalités applicables dans la Commission paritaire du commerce de détail indépendant sont d'application.

En juin 2019, une évaluation du coût sera réalisée. 4. Financement étude maladie de longue durée et force majeure médicale 50 p.c. du coût de l'étude sur la maladie de longue durée et la force majeure médicale sera financé par le "Fonds social du commerce de détail indépendant". Les 50 p.c. restants seront financés par le "Fonds social des moyennes entreprises d'alimentation". 5. Intervention pour les tuteurs Au sein du fonds social, la possibilité de prévoir une intervention pour les travailleurs qui ont suivi une formation de tuteur sera examinée.6. Poursuite des interventions actuelles du fonds social Les autres interventions actuelles du fonds social seront maintenues, sauf modification légale. En cas de modification de législation, les partenaires sociaux se concerteront sur la poursuite des interventions.

F. Etude maladie de longue durée et force majeure médicale Le fonds social va faire réaliser une étude par un partenaire externe pour analyser la problématique de la réintégration après maladie de longue durée et force majeure médicale dans le secteur.

Une fois cette étude réalisée, un groupe de travail sectoriel examinera les résultats et proposera des mesures possibles.

G. Groupes de travail sectoriels Les groupes de travail suivants sont maintenus : - groupe de travail qualité du travail et flexibilité.

Les groupes de travail suivants sont créés : - groupe de travail formation; - groupe de travail réintégration après maladie de longue durée et force majeure médicale.

H. Paix sociale Les travailleurs et les employeurs s'engagent à maintenir la paix sociale dans les entreprises pendant la durée de cet accord. Les parties n'introduiront aucune nouvelle revendication au niveau du secteur ou de l'entreprise pendant la durée de cet accord.

I. Durée de l'accord Cet accord produit ses effets à partir du 1er janvier 2017 et cesse d'être en vigueur le 30 juin 2019, à l'exception des dispositions contraires ci-dessus.

Vu pour être annexé à l'arrêté royal du 15 avril 2018.

Le Ministre de l'Emploi, K. PEETERS


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Publié le : 2018-05-

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